ThieyDakar

3 QUESTIONS A MONSIEUR ALLA DIENG SG UNACOIS JAPPO

1)  Monsieur Alla Dieng, vous êtes secrétaire général de l’Unacois Jappo. Présentez-nous votre structure ?

Créée en 1989, L’UNACOIS (l’Union Nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal) constitue la plus grande organisation du pays en terme de nombre d’adhérents. C’est une structure nationale qui regroupe des opérateurs économiques (commerçants, prestataires de services et quelques industriels).Ses membres évoluent principalement dans les activités commerciales telles le commerce des denrées de premières nécessités, des produits cosmétiques, de la friperie, des consommables informatiques, du textile, du matériel électroménager, des matériaux de construction, des fruits et légumes etc.

Son objectif principal est de défendre les intérêts de ses membres en particulier et ceux des acteurs du secteur privé sénégalais en général et de faire des propositions dans le sens de la promotion de notre économie.

Je suis obligé de le répéter, c’est la plus grande organisation du Sénégal puisqu’elle compte plus de 150 000 membres au Sénégal et dans la Diaspora. Certains parmi eux ont démarré avec peu de moyens dans l’économie informelle avant de diriger progressivement des petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries.

Avec l’évolution de l’économie et les nouvelles techniques de l’information et de la communication, son objectif est de s’adapter avec l’innovation et la compétitivité dans ce monde moderne pour faire croitre leurs entreprises afin de faciliter leur développement.

Sa structuration est la suivante : Une Assemblée générale, un Comité Directeur, un Bureau national et des sections régionales comme représentation au niveau des quatorze régions administratives du pays.

A sa naissance, l’Unacois était une structure de contestation et de revendications. Mais aujourd’hui, même si ces deux orientations ne sont pas enterrées, elle est devenue, dans une nouvelle démarche, une force de propositions en nouant des partenariats avec des sociétés, consortiums et structures de grandes renommées. C’est ainsi que l’Unacois vient de renouveler le partenariat qui la liait à la CSS (Compagnie Sucrière Sénégalaise) depuis 2013.

Ensuite, elle a effectué une visite à l’AIBD (Aéroport International Blaise Diagne) pour s’enquérir des travaux de finition. Les commerçants étant de grands voyageurs, il était nécessaire que l’organisation s’intéresse à cette structure moderne et futuriste afin que ses membres aient toute leur place dans l’activité commerciale que va susciter le fonctionnement de l’aéroport.

L’UNACOIS entend nouer aussi des partenariats avec d’autres entreprises pour mieux participer au développement économique du pays et mieux assurer sa présence. Après la Compagnie Sucrière, on peut citer d’autres structures telles le Groupe CCBM et récemment la SONATEL par le biais d’OBS (Orange Business Services). C’est sa filiale dédiée aux PME/PMI avec qui elle vient de signer une convention de partenariat pour la réduction du coût de la téléphonie au sein des entreprises.

L’Unacois est en pourparlers très avancés avec l’ITA (Institut de Technologie Alimentaire) afin d’industrialiser les résultats de certaines recherches déjà effectuées qui dorment dans les tiroirs. La dernière c’est avec ENSUP AFRIQUE (une école de plus de 6 000 étudiants et 20 nationalités). Pour chaque cas, il s’agit naturellement de partenariats mutuellement bénéfiques.

Au moment où vous lisez ces lignes, une grande compagnie d’assurance est en train de nous faire des offres pour une future collaboration gagnant-gagnant, sans oublier de vous parler de nos relations avec D-MEDIA et son patron qui est devenu le troisième Membre d’Honneur de notre organisation après celui de la CSS et celui du Groupe CCBM, l’occurrence André Froissard et Serigne Mboup.

2)      Y a-t-il d’autres Unacois et, si oui,  qu’est-ce-qui les différencie ?

Oui, il y a une seconde tendance, mais autant nous la considérons que c’est dû à une crise de croissance, autant, nous la minimisons en considérant qu’une réconciliation aura bel et bien lieu un jour ou une d’entre elle bouffera l’autre un jour.

Pour ce qui me concerne, avec la confiance des membres du bureau dont je suis le Secrétaire Général, j’ai une feuille de route que je déroule et le « GALA DE L’ENTREPRISE », qui en est à sa première Edition, constitue l’évènement phare de cette année. Nous préparons la célébration des 30 ans de l’organisation (novembre-décembre 2019), et je suis nommé pour piloter ces festivités.

Ce qui nous différencie des autres, c’est qu’il a été un bureau élu pour une transition de deux ans (de 2007 à 2009). Elus, ils ont pris goût avec des prestiges et profits et depuis, avec manigances et subterfuges, ils ne veulent plus lâcher le morceau. En nous basant aux textes qui régissent l’organisation, une assemblée générale extraordinaire a eu lieu samedi 24 novembre 2011 au CICES avec constat d’huissier. Ils ont été débarqués depuis, mais ils s’accrochent avec des combines qui n’honorent  ni l’organisation, ni l’idéal qui nous avait poussé à la créer.

3)  Vous organisez le 18 août prochain le «Gala de l’Entreprise avec ses Baobabs». Pouvez-vous nous parler de l’opportunité de ce Gala et de ce qu’il apporte de nouveau par rapport aux galas déjà existants durant des décennies ?

D’abord, c’est une rencontre où il ne sera primé que des opérateurs économiques, uniquement des chefs d’entreprises. Certains distinctions peuvent être décernées à des hauts fonctionnaires, mais c’est parce qu’ils seront des hommes et dames incontournables dans notre espace économique.

Ensuite, les titres seront appelés : « LES BAOBABS DE L’ECONOMIE ». Ils seront décernés à titre posthume à des mastodontes de notre économie depuis notre indépendance. Des hommes comme El Hadji Dame Ndiaye, Ndiouga Kébé, Bara Mboup et récemment Lamine Niang ont laissé des traces indélébiles. Doit-on les oublier ?

Ce Gala a pour objectif de fêter et célébrer l’entreprise, magnifier l’esprit d’entreprise. L’esprit d’entreprise existe comme l’esprit sportif et l’esprit coopératif… C’est une notion dont on doit être fier de la partager avec les autres. Et l’entreprise est dans l’économie ce que représente la famille est dans la société, c’est-à-dire la cellule de base. D’ailleurs, une partie des recettes servira à soutenir, dans un institut d’incubation, des étudiants en fin de formation qui opteront à lancer leurs propres entreprises.

Ce Gala sera annuel et dès sa première édition, il a acquis une dimension internationale puisque des hommes d’affaires français, russes, marocains et guinéens seront primés le 18 août prochain !

Source : Gawlo.net

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