ThieyDakar

TABASKI : DES CONSOMMATEURS DÉPLORENT LA HAUSSE DES PRIX, DES COMMERÇANTS TEMPÈRENT

La fièvre des préparatifs de l’Aïd-el-kébir semble s’être emparée des marchés dakarois, certains consommateurs déplorant la hausse des prix de certains produits dont l’oignon et la pomme de terre, à quelques jours de la Tabaski, cette grande fête musulmane qui doit être commémorée au Sénégal vendredi ou samedi selon les obédiences.Ces deux produits, à savoir l’oignon et la pomme de terre, entrent traditionnellement en compte dans les menus arrêtés pour la Tabaski, également appelée « la fête du mouton ».

« On a remarqué qu’à l’approche de certains événements » comme la Tabaski par exemple, « tous les prix augmentent, ce qui n’est pas normal », déclare Ndèye Coumba Mbaye, une ménagère rencontrée au marché Gueule-Tapée, à Dakar.

Plutôt qu’un renchérissement, « les prix devaient au contraire baisser, car les foyers

ont beaucoup de dépenses [à faire] surtout lors des fêtes religieuses » telles que l’Aïd-el-kébir, fait-elle valoir.

Cette ménagère s’interroge surtout sur les raisons de la hausse constatée, ajoutant : « Il faut que l’Etat prenne des mesures sur cette situation. »

De 500 à 550 francs CFA actuellement, le prix du kilogramme d’oignon importé « peut encore baisser jusqu’à 300 francs », estime Ndèye Coumba Mbaye, disant toutefois sa préférence pour l’oignon local, malheureusement presque introuvable sur le marché, selon la ménagère.

A ses yeux, la variété locale devrait de même voir son prix baisser de 600 francs CFA « jusqu’à 250 francs le kilogramme, car elle est cultivée ici ».

Awa Maïga a décidé, pour la Tabaski, de faire ses courses au marché Castors, l’un des lieux d’approvisionnement les plus courus des familles dakaroises. Ici aussi, les tendances semblent être les mêmes que celles évoquées précédemment.

 

Sur place, l’oignon importé est vendu à 500 francs CFA, dit-elle, en faisant observer que les variétés locales demeurent rares sur le marché.

Le 10 août dernier, l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (UNCS) avait pourtant invité l’Etat à élaborer une stratégie d’homologation des prix en prélude à la Tabaski.

Cette mesure devrait permettre aux consommateurs de mieux faire face à d’éventuelles « hausses indues » des prix, avait expliqué cette structure au cours d’une conférence de presse.

Si l’on en croit Seydina Diouf, un marchand du marché Castors, la hausse des prix décriée par les consommateurs s’explique par la rareté des variétés locales d’oignon et de pomme de terre sur le marché.

Une analyse confirmée en partie par Khadim Fall, un importateur installé au marché Sandaga, la grande place marchande du centre-ville dakarois.

D’après M. Fall, la hausse des prix de l’oignon et de la pomme de terre peut être liée à « différentes situations », dont la rareté du produit et l’approche de la date de fermeture de la campagne des importations, par exemple.

Avec la levée du gel des importations, le marché devrait être « suffisamment approvisionné en denrées pour couvrir les besoins de la Tabaski », ajoute cet importateur d’oignon, de pomme de terre et d’ail.

Interrogé à ce sujet, Samba Ndao, le directeur adjoint du commerce intérieur, confirme que les prix appliqués sur l’oignon local sont jugés élevés par la plupart des consommateurs.

Il annonce « une stratégie de régulation ». « Nous allons mettre en place une bonne régulation des prix de l’oignon local à l’avenir », a assuré M. Ndao, promettant une baisse « sous peu de temps » des prix.

« Il est prévu l’arrivée d’un stock important de produits avant la fête. Il n’y aura pas de flambée des prix car l’offre est beaucoup plus importante que la demande », a fait valoir le directeur adjoint du commerce intérieur, un service du ministère du Commerce.

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