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Vers une mise en liberté conditionnelle prochaine de Laurent Gbagbo ?

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Certes, en mars dernier, le tribunal de La Haye a refusé pour la 11e fois la demande de libération provisoire de Laurent Gbagbo qui avait été formulée par sa défense. Mais le sujet n’est plus tabou, surtout depuis que le président de la Chambre préliminaire de la CPI a rendu publique son opinion divergente sur la question. Rappelant que l’ancien président ivoirien est détenu à La Haye depuis novembre 2011, Cuno Tarfusser fait valoir dans sa réponse à la défense de Laurent Gbagbo la nécessité de ne pas dépasser « le seuil d’une durée raisonnable » de détention. Un argument qui a dû motiver également la démarche discrète faite auprès de François Hollande en début d’année par quatre chefs d’Etat francophones (le Burkinabè Roch Marc Kaboré, le Guinéen Alpha Condé, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta et le Nigérien Mahamadou Issoufou) pour sensibiliser le président français à la lenteur de la procédure contre leur ancien camarade socialiste. Ce n’est sans doute pas accidentel si les dirigeants africains ont choisi ce début d’année pour évoquer le sujet avec leur homologue à l’Elysée. « Ils savent, explique Guy Labertit, socialiste historique et ami de longue date de Laurent Gbagbo, que François Hollande est inquiet de la dégradation de la situation politique et sécuritaire en Côte d’Ivoire. Nous sommes nombreux à penser que la libération de Laurent Gbagbo pourrait aider à cicatriser les plaies de la guerre civile et contribuer à la réconciliation nationale qui n’a jamais eu lieu. »
Dans le camp du pouvoir à Abidjan, les décideurs comme les faiseurs d’opinion ne sont pas moins inquiets. Ils s’interrogent surtout sur la tournure que le procès à la CPI est en train de prendre avec l’accusation ne contrôlant plus ses témoins. « La libération de Gbagbo, qui semble de plus en plus incontournable, va à mon avis poser plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait », s’exclame pour sa part Venance Konan, rédacteur en chef de Fraternité Matin, organe gouvernemental. Et le journaliste d’ajouter : « Peut-être aurions-nous dû faire comme les Rwandais ou les Sud-Africains, négocier avec les ennemis d’hier plutôt qu’aller à la justice »
Auteur: Tirthankar Chanda – RFI

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